Cinquième période

Confinez-vous tout en restant connecté au monde !

On reste chez soi avec le Cnam

9 avril 2020

Au Conservatoire, haut lieu de création de savoirs, la situation actuelle renforce notre idée que la communication, particulièrement publique, dispose d’une véritable responsabilité sociale et doit jouer un rôle éminemment citoyen. Celui de vous informer, celui de créer du lien et du sens, mais aussi celui de vous accompagner au quotidien en vous proposant des contenus éditoriaux originaux propres à irriguer le débat public, à décrypter l’actualité, à lutter contre le désordre informationnel….

Jeudi 09 avril - Jeux en confinement créés par les étudiants de l'Enjmin

enjminJeux en confinement créés par les étudiants de l'Enjmin

L’école nationale du jeu et des médias interactifs numériques (Enjmin), située à Angoulême, est une pépinière de talents. D’ailleurs les jeux conçus par ses étudiants sont régulièrement primés aux festivals comme récemment Don’t Look au Pégase 2020 et People of the Moon sélectionné au Alt.Ctrl.GDC Showcase de San Francisco.

Le 18 mars dernier Sophie Goudjil et Stéphanie Mader, deux enseignantes de l’Enjmin, ont prévu de faire un atelier avec des élèves de première année du master JMIN. Ce cours mixe la théorie, avec un atelier pratique lors duquel, en général, les étudiants imaginent un concept de jeu vidéo et doivent créer le trailer de ce projet principalement en se filmant les uns les autres. Mais à l’annonce du confinement, elles décident de s’adapter à l'actualité et changent les consignes de l'atelier : les élèves doivent maintenant créer des jeux pour les gens en confinement et réaliser une vidéo type tutoriel de comment jouer à leur création. Les consignes sont strictes et l’exercice sérieux puisque soumis à une évaluation.

Les étudiants qui pouvaient travailler seul ou en groupe, disposaient de trois heures et se sont rapidement emparés des consignes en pitchant d’abord leurs idées, puis en créant leur vidéo et enfin en mettant leur jeu en ligne. Ce n’est pas moins de 14 jeux que les étudiants ont créé pour vous distraire en confinement !

Ces jeux sont tous disponibles gratuitement comme le souligne Stéphanie, maîtresse de conférences au CEDRIC « J'ai créé une jam.itch.io qui permet d'ailleurs à d'autres créateurs de proposer leur jeu. » Avis aux amateurs !

Sophie Grallet

JOUER



 

Mercredi 08 avril - le robot, un collègue comme un autre ?

                         Le robot, un collègue comme un autre ? 

Dircom Cnam ©Sandrine Villain

ROBOTLes robots, ces dispositifs capables de se mouvoir, d’agir et de se substituer à l’homme pour effectuer certaines tâches, font aujourd’hui assurément partie de notre quotidien. Et même surement depuis bien plus longtemps qu’on ne le soupçonne. S’ils étaient avant tout conçus pour le divertissement, les automates de Jacques de Vaucanson, comme le flûteur, musicien grandeur nature qui joue onze airs de flûte traversière « par les mêmes mouvements des lèvres, des doigts et le souffle de sa bouche comme l’homme vivant », n'en sont-ils pas les dignes prédécesseurs ? 

Depuis, les avancées de la mécatronique, qui allie mécanique, électronique, informatique et automatique, ont multipliés les usages. Si bien que les robots peuplent désormais de nombreux domaines de notre vie professionnelle ou personnelle, toujours comme aide technique mais avec de plus en plus d’humanité. Connaissez-vous, par exemple, Paro ? Un mignon petit bébé phoque en peluche destiné à accompagner les personnes souffrant de troubles du comportement et de la communication, comme la maladie d’Alzheimer. Ce robot inciterait aux contacts verbaux et tactiles, réduirait le stress autant que la douleur et permettre ainsi de limiter le recours aux médicaments. 

Derrière cette vision idyllique, se cachent pourtant bien d’autres questions notamment sur la perte de sens du travail des soignants ou la dégradation de leur rôle auprès des patients. Alors, le robot est-il un collègue comme un autre ? C’était le thème d’une table ronde organisée dans le cadre de la Nuit des idées 2020 autour d’Isabelle Berrebi-Hoffman, chercheuse au Lise (Cnam-CNRS), de Cécile Dolbeau-Bandin, de l’Institut pour l'étude des relations homme-robot, et de Marc-Éric Bobillier-Chaumon, professeur du Cnam, titulaire de la Chaire de psychologie du travail. 

Ariane Batou-To Van & Yvan Boude 

ecouter



 

Mardi 07 avril - L’information scientifique et les data qualifiées pour la lutte contre le Covid-19

intdL’information scientifique et les data qualifiées pour la lutte contre le Covid-19

Les professionnels de l’information et les data analystes font équipe avec les spécialistes de l’épidémiologie pour remonter les données sur le Covid-19 pour tous : chercheurs, professionnels de santé, politiques, grand public. Les données des  agences nationales d’épidémiologie sont agrégées, visualisées, mises à jour quotidiennement, comparées à l’international. Les publications scientifiques sont rassemblées, confrontées, synthétisées. Les plateformes éditoriales, les bibliothèques numériques se mobilisent pour une science ouverte et collective sur le Covid-19. Le pilotage scientifique, la décision politique et les médias grand public se nourrissent tous les jours de ce flux informationnel, produit collectivement au niveau international. Et au-delà de la sophistication des interfaces, la question de la qualité de l’information reste la première priorité.

Ghislaine Chartron

voir



 

Lundi 06 avril - Synthétiser l'artémisinine ferait de vous un super-héros. Mais comment s'y prend-on ?

Synthétiser l'artémisinine ferait de vous un super-héros. Mais comment s'y prend-on ?

©The Noun Project

ARTEMISININESi nous vous disons "super-héros", vous visualisez tout de suite un homme qui porte masque, collants, et dont les super-pouvoirs sont souvent d'origine extra-terrestre ? Eh bien laissez-nous vous présenter les super-héros du Cnam ! Ils portent des blouses blanches et manipulent des éprouvettes. Leur super-pouvoir ? Etre capable de reproduire dans des tubes à essais des molécules normalement issues de plantes pour lutter contre les maladies les plus mortelles et les terribles pénuries de médicaments.Et en plus, ils sont capables de nous expliquer tout ça dans des vidéos que tous les fans de Fred et Jamy sauront apprécier...Spiderman peut rester confiné, le labo GBCM du Cnam est sur le coup !

Diane Tribout

voir



 

Dimanche 05 avril - Le Musée de la photographie et du cinéma

Le 11 mars 1927, Gaston Doumergue, président de la République, inaugurait au Conservatoire des arts et métiers le Musée de la photographie et du cinéma. Ce projet ambitieux avait été engagé l’année précédente par le Conservatoire et la Société française de Photographie. Porté par Georges Potonniée, Gabriel Cromer, Georges Michel Coissac et Raoul Grimoin-Sanson, nommés conseillers scientifiques, il répondait à une aspiration croissante depuis la fin de la Première Guerre mondiale : ancrer la paternité de cette invention française et renforcer le sentiment national.

L’idée du musée

Le Conservatoire des arts et métiers n’était pas étranger à ce mouvement. La galerie des arts graphiques et de la photographie présentait depuis 1882 et 1897 les travaux d’Étienne Jules Marey et ceux d’Auguste et Louis Lumière. En 1898, les démonstrations du Cinématographe sont très prisées lors de l’« Exposition temporaire expérimentale des récentes inventions scientifiques et industrielles » commémorative de l’installation du Conservatoire dans l’ancien prieuré de Saint-Martin-des-Champs. Enfin, s’associant au 10e Congrès national de la Société française de l’art à l’école, le Conservatoire concevait en 1922 une « Exposition du Cinématographe » - l’une des premières expositions dans ce domaine, deux années avant l’« Exposition de l’art dans le cinéma français » du Musée Galliera - où les constructeurs d’appareils présentaient leurs dernières innovations.

La construction d’une histoire du cinéma

Le Musée de la photographie et du cinéma bénéficia de nombreux dons des inventeurs comme des constructeurs, et d’un dépôt très important de la Société française de Photographie. L’exposition, consacrée au cinéma, débutait par la lanterne magique et les fantasmagories, abordait les jouets d’optique puis la chronophotographie et le cinéma. Le prototype du Cinématographe Lumière était présenté comme l’invention décisive.

Réalisée par les acteurs et pionniers de l’histoire (Grimoin-Sanson) et les premiers historiens (Coissac) du cinéma, ce musée contribuait à la construction de l’histoire du cinéma, assumant la glorification de l’inventeur et la cristallisation autour d’inventions jugées majeures.

Louis Lumière légitimait ce projet historique. Selon lui, c’est au Conservatoire « que [devaient] être réunis toutes les collections se rattachant à l’histoire de la Photographie et de la Cinématographie ».

L’inauguration du Musée de la photographie et du cinéma fut suivie de la projection du film « L’Histoire du cinéma par le cinéma », réalisé en seulement quarante-deux jours par Raoul Grimoin-Sanson. Vanté pour ses qualités techniques et pédagogiques, ce film nourrit toutefois une polémique quant aux origines de l’application de la croix de Malte au cinématographe.

Le Conservatoire des arts et métiers engagea bien d’autres actions dans ce domaine, témoignant une nouvelle fois de son inventivité et son esprit d’innovation. Il institua une commission technique, présidée par Louis Lumière, qui aboutit à la création d’un Centre de production de films scientifiques (1934), instaura un cours de Téléphonovision (1938), puis un enseignement télévisuel (1963).

Marie-Sophie Corcy

voir
 

Voir les jours précédents

 Du 1er au 4 avril